La crise financière a été rapide et brutale. Une analyse lucide des causes et des conséquences, risques lourds de déclin économique et d'instabilité politique. Un modèle économique et social est à réinventer. George W. Bush appelle à l'aide. L'Islande fait faillite. Angela Merkel est K.O. face à la débâcle de ses banques. Les oligarques russes sont nationalisés. Alan Greenspan reconnaît ses erreurs. La Chine doit relancer massivement son économie.L'impensable est arrivé.La crise financière a été brutale. Elle est aujourd'hui globale.Au-delà même des conséquences économiques et sociales, des risques majeurs apparaissent pour demain – perte de contrôle de nos entreprises et faillite des Etats menacés par l'endettement public. Si l'on ne veut pas danser sur un volcan, un nouveau monde est à inventer.Les propositions concrètes qui sont avancées ici montrent qu'il est possible d'agir.Elles posent la question de notre modèle économique et social, après l'écroulement en 1989 du communisme et la remise en cause aujourd'hui du libéralisme tel que nous le connaissions.L'urgence est de sortir de la dictature de l'urgence.L'urgence est de retrouver le temps long.
Matthieu Pigasse Knihy


Eloge de l'anormalité
- 189 stránek
- 7 hodin čtení
« La crise que nous traversons n'est pas comparable à celle des années trente, nous répète-t-on à l'envi ? C'est vrai : elle est bien plus grave. C'est pourquoi j'ai voulu écrire ce livre de colère... et d'espoir. »Bienvenue à Normaland, le pays de la normalité. Ici, tout est « normal ». Ici, personne ne sort du cadre. Ici, nous veillons à ne pas décider pour ne pas déranger. Surtout ne rien faire de peur de mal faire. Attendre. Juste attendre. Par temps calme, cette normalité ne mène nulle part mais ne prête guère à conséquence. Dans les temps agités que nous vivons, elle mène tout simplement dans le mur. Ce qui est en cause aujourd'hui, c'est l'existence même de la démocratie. L'incapacité à faire face à la crise et à lutter contre le chômage, la croissance explosive des inégalités, la faiblesse des dirigeants, leur manque de souffle, de vision, d'ambition, l'absence de grand dessein collectif, tout ceci fait peser un risque sans précédent sur la démocratie. La politique exige de l'audace et du courage. De la créativité et de la vision. À temps de crise exceptionnelle, renouons avec l'exceptionnel. Vive l'anormalité !