Éric Faye je autor, jehož díla se pohybují na pomezí absurdity a fantastiky, často s ironickým a kritickým pohledem na moderní svět práce a ekonomický liberalismus. Jeho povídky a romány zkoumají bizarní a nečekané situace, které odhalují hlubší pravdy o lidské povaze. Fayeho psaní je charakteristické vytříbeným stylem a schopností vtáhnout čtenáře do podmanivých, někdy až znepokojivých světů.
"Sans laisser la moindre trace, elles ont été arrachées au Japon et à leur famille. Naoko a disparu à la sortie de son cours de badminton, Setsuko s'est volatilisée au bord d'une route. Elles sont devenues des fantômes. Pourtant, en Corée du Nord, une nouvelle vie a commencé pour elles. Une vie animée par une mission qu'elles n'ont pas choisie et le secret espoir de rentrer un jour au pays..."--Backcover.
Jedním z nejoceňovanějších, nejkritičtějších a patrně také nejprovokativnějších románů albánského spisovatele Ismaila Kadareho je jeho Palác snů. Ústřední myšlenkou románu, jakož i veškeré tvorby Ismaila Kadareho,je odhalování útlaku a zotročování lidské osobnosti mocenskými institucemi totalitních režimů. Protože otevřené vyjádření takové kritiky nebylo v Hodžově Albánii možné, Kadare se uchyloval k alegoriím a situoval děje svých románů a povídek do různých historických období a zeměpisných oblastí. Když Palác snů v roce 1981 vyšel, byl ihned zakázaný jako provokace proti režimu. Autor jej s tímto úmyslem ostatně psal a chtěl v něm podle svých slov vylíčit peklo. Toto peklo, vytvářené vládní despocií, které je vše podrobeno, popsal velmi výstižně. Působivě vykreslil pochmurnou atmosféru, sklíčenost, nedůvěru, podezíravost a strach, které v Paláci vládly, čímž odkázal nejen k albánské realitě, ale především ke zlu v krystalicky čisté podobě, jež v lidské společnosti bohužel stále existuje.
Prečo sa slávni spisovatelia potrebujú utiahnuť do ústrania? Autor sa inšpiroval osudom B. Travena. Faye opisuje imaginárne stretnutie s autorom pútavou formou.
Shimura Kobo wird stutzig, als Essen aus seinem Kühlschrank verschwindet. Mit List entdeckt er die Ursache. Dass er fast ein Jahr mit einer Unbekannten zusammengelebt haben soll, ohne es zu bemerken, trifft den Meteorologen wie ein Orkan. Das psychologische Porträt zweier Menschen, die nicht unterschiedlicher sein könnten und die doch die gleiche Sehnsucht verbindet. Éric Faye erhielt für diesen Roman den bedeutenden Literaturpreis Grand Prix de l’Académie Française. Zum ersten Mal wird ein Werk des Schriftstellers ins Deutsche übersetzt.
Le roman s'ouvre sur le transfert du corps d'Antoine Blin, du Panthéon au cimetière de sa banlieue natale. Ce modeste employé des Postes, un floué de la vie, un gibier pour les arnaqueurs de tout poil, est passé soudain de l'ombre à la lumière. À quarante-quatre ans, Antoine est élu Monsieur tout-le-monde et célébré comme l'une des personnalités les plus populaires du pays. C'est par une journée de canicule que tout a basculé, dans la ville moite et étouffante. Depuis quelque temps, Antoine est persuadé qu'il " sent ", une odeur tenace et obsédante. En sortant de chez son médecin, il fait la première rencontre qui va changer son destin, jusqu'à sa fin tragique. Le syndicat des pauvres types est une fable subversive et cruelle. Antoine, antihéros solitaire, à l'écart de la marche du monde, a à peine le temps de goûter aux feux de la gloire qu'il meurt assassiné. Eric Faye mêle avec délectation l'absurde et le quotidien, l'angoisse et l'humour.
2029, on s'apprête à célébrer le 60e anniversaire des premiers pas de l'homme sur la Lune, à présent habitée par une communauté de scientifiques et par quelques riches redoutant une guerre nucléaire. Un télescope géant permet d'observer les moindres faits et gestes des Terriens. Et Michel Vivien, membre d'une organisation secrète de résistance, semble perdre de vue sa mission, utilisant cet oeil cosmique pour surveiller sa femme et son fils restés sur Terre, s'abîmant toujours plus dans sa solitude. Entre anticipation et conte philosophique, Eric Faye soumet ses lecteurs aux limites de notre fragile humanité.
Dans une forêt tropicale d'Amérique latine, mille hommes se préparent à rejoindre leur unité à Iquita. Lors de la célébration de l'anniversaire du général Soledad, une sentinelle signale cinq feux à l'horizon. Le général, intrigué, décide de délaisser Iquita et de suivre ces flammes mystérieuses. Pendant ce temps, le général San Martinez, qui commande une autre partie de l'armée espagnole, s'inquiète des possibles attaques ennemies ou désertions. Il repense à son ancienne amitié avec Soledad, ternie par l'apparition de Maria-Elena, une femme qui a causé une rupture entre eux.
L'obsession de Soledad pour l'absolu entraîne la troupe vers sa perte, les flammes s'éloignant à mesure qu'ils avancent. Le général choisit un plateau pour établir une cité sans femmes, fondée sur l'oubli. Des hommes y périssent, d'autres perdent la raison. La puya raimondi, une fleur mortelle, symbolise la fin de ce monde né de la folie de Soledad. À leur retour, seul un journal de bord, tenu par Soledad jusqu'à son dernier souffle, témoigne de cette traversée infernale. San Martinez lit ce journal, rempli de fureur et d'angoisse, sans y trouver de réponses. Ce récit, initialement une nouvelle des années 1990, évolue en un roman vénéneux, marquant le premier ouvrage d'Éric Faye.
Je regarde la photo de celle que j'ai décidé d'appeler Solange Brillat. Dans l'article de journal qui l'accompagne, daté de novembre 1996, la boulangère qui lui vendait chaque soir une demi-baguette viennoise parle d'une personne " polie et souriante ". Solange Brillat a laissé un dernier signe de vie un samedi de l'été 1996. Ce jour de pluie, elle est sortie, rue des Tourelles... Le matin du 20 septembre 2000, il a fait très beau sur Paris. Je me suis posté rue Saint-Antoine, au confluent avec sa rue. J'aurais pu rester là des heures en sentinelle à bâtir des hypothèses ; à attendre le retour de l'irréversible. On écrit des livres. On émet des signaux en morse, en prose. On lance des appels de phare.