Nicht alle Leben zählen gleich! Sklaven oder Indigenen im Kolonialismus war streng untersagt, sich zu bewaffnen oder sich zu verteidigen, was Sklavenhaltern und Kolonialherren selbstverständlich gestattet war: Woher rührt diese historische Kluft zwischen »verteidigungswürdigen« und wehrlosen Körpern, diese organisierte »Entwaffnung« der Unterworfenen, die bei jedem Befreiungsstreben die Frage der Gewalt aufruft? Vom Sklavenwiderstand bis zum Jiu-Jitsu der Suffragetten, vom Aufstand im Warschauer Ghetto bis zu den Black Panthers und den Queer-Patrouillen zeichnet Elsa Dorlin in ihrem preisgekrönten Buch eine Genealogie der politischen Selbstverteidigung nach. Hinter der offiziellen Geschichte der Selbstverteidigung verbirgt sich eine »kriegerische Ethik des Selbst«, eine verschüttete Praxis, bei der die Verteidigung als Angriff die einzige Möglichkeit des eigenen Überlebens und einer politischen Zukunft markiert. Diese Geschichte der Gewalt wirft ein neues Licht auf die Definition der modernen Subjektivität und die zeitgenössische Sicherheitspolitik. Sie führt zu einer Neuinterpretation der politischen Philosophie, bei der Hobbes und Locke mit Frantz Fanon, Michel Foucault, Malcolm X, June Jordan oder Judith Butler in ein faszinierendes Streitgespräch geraten.
Elsa Dorlin Knihy


Actuel Marx Confrontation: Sexe, race, classe
Pour une épistémologie de la domination
- 322 stránek
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La pensée féministe a historiquement cherché à démontrer que le rapport de classe ne résume pas l'expérience de domination des femmes et des minorités sexuelles. En développant des outils d’analyse comme le « mode de production domestique » et les « rapports sociaux de sexe », elle a mis en lumière l’imbrication des rapports de pouvoir, dénaturalisant la catégorie de « sexe » selon ses déterminations historico-sociales. Récemment, cette réflexion s'est enrichie en France, influencée par des travaux nord et sud-américains, caribéens et indiens. Les problématiques des identités sexuelles, des régimes de sexualité et des interactions entre genre, nation, religion et couleur ont permis d'élargir le champ de réflexion. La relation entre sexisme et racisme a renouvelé l'agenda des mouvements féministes et la recherche universitaire. Cet ouvrage interroge les outils critiques pour penser cette articulation des rapports de pouvoir, questionnant la méthodologie des catégories de « sexe » et de « race » par rapport à la classe. Il explore différentes conceptualisations de « l’hydre de la domination » à travers des traditions disciplinaires variées, offrant un état des lieux des approches sur l'imbrication des rapports de pouvoir et redéfinissant les contours d’une épistémologie de la domination.