Helena Janeczek je spisovatelka a novinářka, jejíž díla se často noří do méně známých příběhů a zapomenutých postav historie. Její psaní vyniká silným autobiografickým nádechem a zkoumáním složitých identit a minulostí. Prostřednictvím svého literárního stylu zachycuje lidské emoce a zkušenosti v rámci historických událostí. Její práce vyzývají čtenáře k zamyšlení nad zdokumentovanými i opomíjenými aspekty lidské existence.
Focusing on the life of Gerda Taro, this biographical novel explores the journey of a pioneering German Jewish war photographer and antifascist. It highlights her significant contributions to photojournalism during the Spanish Civil War, where she became the first woman to die on the frontline while documenting the conflict. The narrative delves into her courage, passion for truth, and the challenges she faced as a female journalist in a male-dominated field.
Ein poetischer und nachdenklich stimmender Roman über das Frauenthema Essen und wie es das Leben beeinflusst.Diäten machen einsam und unglücklich, und um sich die Zeit der Entbehrungen angenehmer zu gestalten, sucht die junge Ich-Erzählerin ein Studio auf, in dem die Kosmetikerin Daniela ihr ein Wohlfühlprogramm mit Massage verpasst und Durchhalteparolen formuliert. Dabei kennt auch Daniela die negativen Seiten des Essens. Die beiden Frauen, die unterschiedlicher nicht sein könnten, aus unterschiedlichen Ländern stammen und dennoch ein ähnliches Schicksal teilen, kommen sich näher und nehmen den Leser mit in die Welt des Essens – als Flucht und als Krankheit, als Lust und als Zwang, als Rebellion und als Anpassung.
„Moi, depuis un bon moment déjà, il y a une chose que j’aimerais savoir. J’aimerais savoir s’il est possible de transmettre des connaissances et des expériences non avec le lait maternel, mais bien avant, à travers le placenta ou je ne sais comment, parce que le lait de ma mère, je ne l’ai pas bu, mais j’ai, en revanche, une faim atavique, une faim de mort de faim qu’elle, ma mère, n’a plus. Ainsi s’interroge, dès le début du livre, la narratrice dont la mère, juive polonaise, a survécu à la Shoah qui a englouti toute sa famille. Car la vie quotidienne est imprégnée de cette expérience que les mots sont impuissants à communiquer. D’où le “dressage” continuel et parfois insupportable que la mère impose à sa fille, pour la prémunir contre les dangers, réels ou imaginaires, sans cesse aux aguets. D’où ce sentiment d’être étrangère au monde allemand et à sa culture, même si l’Allemagne a été, par la suite et pour un temps, leur terre d’adoption. Un voyage accompli ensemble, à Auschwitz-Birkenau, et raconté avec une pudeur infinie, permettra, malgré la douleur qu’il suscite, de rapprocher mère et fille, dans la tendresse et la compassion. Par étapes, graduellement, Helena Janeczek nous conduit au bord d’un abîme, dans ses propres ténèbres et dans celles de son histoire familiale : pour dépasser la stupéfaction devant le mal, il faut peut-être oser le regarder en face.