Až do dvou let byla Thais úplně normální. Alespoň nic nesvědčilo o tom, že by tomu bylo jinak. Jednoho dne si však její matka na pláži všimla, že Thais chodí nejistě a vytáčí nožičku směrem ven. Zašla s ní tedy k lékaři, který jí po sérii vyšetření sdělil šokující zprávu. Její dcera trpí vzácnou genetickou nemocí, na kterou není lék, a zbývá jí jen několik měsíců života. Tehdy matka své dceři slíbí: „Budeš mít krásný život. Jiný než ostatní holčičky, ale život, na který budeš moct být pyšná.“
Thaïs, une petite fille de deux ans, mène une vie tranquille jusqu'à ce que sa démarche suscite l'inquiétude de sa mère. Les médecins diagnostiquent une maladie incurable qui l'emporte rapidement. Enceinte, Anne-Dauphine découvre que son futur bébé est également atteint de cette maladie. Greffée à sa naissance, Azylis grandit jusqu'à ce que la maladie la rattrape, et elle meurt à dix ans. Anne-Dauphine partage son expérience de la souffrance, mais aussi de la consolation, évoquant les liens précieux avec ceux qui soutiennent et apaisent. Elle parle de ses filles, de son mari Loïc, de son fils Gaspard et de son plus jeune enfant, Arthur. Son récit rend hommage à ceux qui apportent réconfort : une sœur réconfortante, une infirmière attentive, ou un simple geste comme mettre du vernis à ongles pour redonner goût à la vie. Avec des scènes poignantes, elle illustre comment la souffrance peut être apprivoisée. Quand on lui demande comment elle gère sa tristesse, elle répond simplement qu'elle pleure. Avec une profondeur touchante, Anne-Dauphine nous guide sur le chemin de la consolation, mêlant douleur et paix dans son cœur. Elle rappelle que le soutien aux autres est essentiel, et que même dans la souffrance, il y a de la place pour l'amour et la sérénité.