Yves Montand
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En repassant devant la maison de Trans, en Bretagne, le narrateur se souvient de son enfance, de ses neuf frères et sœurs, de l’histoire familiale et du bonheur de vivre en ce temps-là. Une nostalgie joyeuse se dégage du passé et nous dévoile, une à une, chaque parcelle d’un bonheur lointain. Dans Un jeune homme est passé, Alain Rémond évoque, avec la même sincérité et la même sensibilité, ses années de formation.
«Mon lieu préféré, à Rome, c'est un grand parc qui vient tout juste d'être ouvert au public, la villa Pamphili. J'y vais à pied, les fins d'après-midi. C'est l'heure où j'ai rendez-vous avec moi-même, avec mon enfance, avec ma famille. Je pense à mon père, à la mort de mon père, à la guerre entre mes parents, au silence de mon père, à notre silence à nous, les enfants. Je suis heureux et j'ai peur. L'étrange douceur de la villa Pamphili me serre le cœur. Il va bientôt faire nuit. Les promeneurs sont des ombres. De violentes odeurs montent de l'herbe. Je rentre au Collegio tel un fantôme, glissant dans l'air comme à travers l'absence. C'est l'heure de retrouver mes amis américains. Ce soir, Mike va sortir sa guitare et chanter We shall over-come - oui, nous vaincrons nos ennemis.» Après Chaque jour est un adieu, Alain Rémond, avec la même sincérité et la même sensibilité, évoque ses années de formation.