Karina Tuilová je autorkou devíti románů, které často zkoumají složité mezilidské vztahy a rodinné dynamiky s ostrovtipem a tragikomickým humorem. Její díla se vyznačují pronikavým vhledem do lidské psychiky a společenských témat, často s využitím ironie a židovského humoru. Tuilová se ve své tvorbě zaměřuje na témata identity, moci a společenských nespravedlností. Její styl je současně duchaplný i dojemný, což čtenářům nabízí poutavý pohled na lidské osudy.
Hlavní postavou románu je Romain Roller, důstojník francouzské armády, trpící posttraumatickým syndromem po misi v Afganistánu. Během dovolené na zotavenou se Romain Roller zaplete s mladou novinářkou Marion Deckerovou. Vzápětí zjistí, že jeho milenka je ženou vlivného obchodníka, který je nařčen z rasismu poté, co během novinářského rozhovoru pózuje usazený na soše zobrazující ženu afrického původu. Na jeho obranu se postaví Rollerův přítel, syn afrických imigrantů, a nečekaně zvrátí předpokládaný vývoj událostí.
Der Preis der Freiheit In einem Hochsicherheitstrakt des Pariser Justizpalastes muss die charismatische Untersuchungsrichterin Alma Revel über die Festsetzung oder Freilassung eines blutjungen Mannes entscheiden, gegen den ein Terrorismusverdacht vorliegt. Doch nicht nur beruflich ist Alma extrem gefordert. Ihre Ehe ist am Ende und sie stürzt sich Hals über Kopf in eine Affäre, ausgerechnet mit dem Anwalt, der nun den Terrorverdächtigen verteidigt. Alma trifft eine folgenschwere Entscheidung, die ihr Leben und ihr Land auf den Kopf stellen wird. Was sind wir bereit aufzugeben, um unsere eigene Sicherheit zu gewährleisten?
A la question : "Quel pourrait être l'avenir d'un comique français paranoïaque et sans emploi, accompagné d'un chien névrosé et d'une ancienne communiste, dans un pays en croisade contre le Mal? ", Jérémy Sandre, dit Jerry Sanders à la scène, pourrait répondre sans se tromper : aucun. Bien qu'affabulateur, mauvais fils, piètre père, séducteur lâche, comique malgré lui, joueur de cartes compulsif, humoriste français exilé à New York en pleine francophobie, Jerry est lucide. S'il n'a pas d'avenir, autant s'en inventer un, glorieux. A sa famille, ce naufragé existentiel va mentir. A la société, cet asocial va prétendre dicter sa loi. Celle du plus faible ? Il préfère en rire, mais avec des larmes. Comme nous d'ailleurs à la lecture de ce roman ambitieux et drôle, magistralement mené.
Que trouve-t-on dans la bibliothèque des écrivains ? Qu'ont-ils lu d'essentiel et d'inoubliable ? Quel est le livre qui les a le plus marqués, bouleversés ? Le livre qui les a changés, qui a changé leur regard sur le monde, ou sur la vie ? Le livre avec lequel ils entretiennent une relation particulière, qu'ils ont le plus relu ou offert ? Le livre qui les a peut-être même incités à écrire en leur ouvrant la voie ?34 écrivains nous font découvrir les trésors de leur bibliothèque.Les Éditions Flammarion soutiennent activement Bibliothèques Sans Frontières, association à laquelle est reversée la totalité des droits d'auteur issus de la vente de ce volume.
"Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale. Le sexe et la tentation du saccage, le sexe et son impulsion sauvage sont au cœur de ce roman puissant dans lequel Karine Tuil interroge le monde contemporain, démonte la mécanique impitoyable de la machine judiciaire et nous confronte à nos propres peurs. Car qui est à l'abri de se retrouver un jour pris dans cet engrenage?"--Page 4 of cover
Qu'est-ce qui fait courir Sam Tahar ? L'argent, le luxe, un beau mariage avec la fille d'un homme puissant, les succès féminins, la reconnaissance du barreau new-yorkais où cet avocat redouté exerce, le plaisir de courir les plateaux de télévision, il a tout. Alors que veut-il de plus ? Oublier peut-être que sa réussite repose sur une imposture. Car pour trouver sa place sociale, il a pillé la vie de son ex-meilleur ami, Samuel Baron, écrivain raté, fils d'intellectuels juifs, et qui sombre lentement dans une banlieue sous tension, n'ayant pour seul lot de consolation que Nina, "au corps hypersexué", mannequin pour de grandes enseignes populaires. Ce trio était ami, il y a vingt ans. Ils se retrouvent et tout explose. Leurs vies, vraies et fausses, au terme d'un suspense qui tient tout le livre. Nina prostitue sa beauté en croyant aimer à nouveau. Mais l'avocat est rattrapé par son passé. Il tombe le masque de sa propre création : Sam se nomme en réalité Samir, fils d'immigrés, enfant des cités. Samuel le looser inverse la donne. "Avec le mensonge, on peut aller très loin mais on ne peut pas en revenir", énonce un proverbe yiddish qui sous-tend ce roman d'un souffle et d'une construction hors du commun, et dont on ne doit pas vous en dire plus, car un secret en cache un autre, une usurpation une autre, un dénouement un autre.
Deux frères, issus de la petite bourgeoisie, Arno et Vincent, pareillement élevés dans le respect des mots pourtant tout les oppose. Vincent, désormais " trader ", adore les signes extérieurs de la réussite, les objets onéreux, les amours tarifées. Arno, le frère aîné, écrivain, est l'espion, le délateur, le juge aux affaires familiales. Jusqu'au jour où la maladie neurologique de leur père les incite à renouer l'impossible dialogue au chevet d'un homme qui ne parvient plus à assembler les lettres. C'est alors comme s'ils se perdaient dans le labyrinthe de leurs émotions d'enfants. Le financier insensible découvre bien des choses : le visage inconnu de son père ; de quoi sont capables les femmes quand elles souffrent ; une caisse d'où s'échappent les fantômes du passé. Alternant le ton d'un comique sans illusions qui montre les humains menés par leurs vices, le sexe et l'argent, avec l'écriture d'une tragédie intime, détournant pour mieux s'en moquer les codes de l'autofiction, Karine Tuil a composé un fort habile livre gigogne, tout en dévoilements et en fausses surprises, qui puise sa force au plus profond de la haine comme de l'amour.
Je m'appelle Saül Weissmann, mais ne vous fiez pas à mon nom qui n'est pas juif en dépit des apparences. J'ai été, pendant soixante-dix ans, un imposteur pour les autres et pour moi-même. Ainsi commence la confession du narrateur, un vieux survivant d'Auschwitz qui apprend de la bouche d'un rabbin qu'il n'est pas juif selon la Loi de Moïse. Rejeté par les siens, Saül Weissmann se retrouve en proie à une véritable crise identitaire qui va faire surgir son double, issu de la négation de sa judéité. S'engage alors un dialogue difficile entre ce juif et ce non-juif qui cohabitent en lui : quelle identité Weissmann doit-il revendiquer ?
Ecrire sur son pere: tel est le contrat signe par la narratrice avec un grand editeur. Comment aborder cet homme-cameleon, juif engage aupres de la cause palestinienne, epoux en apparence convenable qui installa sous le toit familial une Russe enigmatique, chirurgien humaniste aux pulsions suicidaires ? Pour venir a bout de cet ouvrage impossible, la narratrice va se glisser dans la peau d'un personnage fictif, le fils qu'elle a toujours reve d'etre: Adam. Entre repulsion et domination, erotisme et cruaute, c'est un ballet des sentiments troubles que Karine Tuil choregraphie dans ce roman virtuose.La memoire, le poids de l'histoire, la comedie sociale, les relations amour-haine [...] ont toujours habite les textes de Karine Tuil, mais la thematique premiere et principale reste la quete identitaire. Avec humour souvent, avec plus de gravite parfois [...], ici avec douleur, elle dit les mensonges devenus trahisons. Emilie Grangeray, Le Monde des livres.
A trente ans, Emma Blum, la narratrice, est déchirée entre ses désirs d'indépendance, sa liaison avec un homme marié et les aspirations de sa mère qui rêve d'un mariage et d'une vie plus conventionnels pour sa fille. Quant à son frère, Paul, qui réside à New York, il a fui l'autorité maternelle pour se placer sous celle d'un psychanalyste. Une alerte cardiaque chez leur mère ramène Emma et Paul au domicile familial. Dans ce huis-clos, les langues se délient, les masques tombent. Emma et Paul tentent de se libérer du joug maternel. En vain. Pressions et chantage viendront à bout de leur résistance. Sur les thèmes de l'amour maternel, de la dépendance et de la difficulté d'aimer, Karine Tuil, trente ans, a écrit un roman tragi-comique, dominé par une ironie cinglante, un sens du burlesque et un ton désabusé qui ont fait le succès de Pour le pire et Interdit.
Juliana Kant, femme froide et mariée, entame une liaison secrète avec Herb Braun, un prédateur sexuel. Leur aventure les entraîne dans une spirale de rendez-vous clandestins jusqu'à ce qu'il menace de révéler leur relation, provoquant des conséquences imprévues.