Sono trascorsi quarant'anni dal rapimento e dall'assassinio di Aldo Moro da parte delle Brigate rosse, tragico spartiacque della storia dell'Italia repubblicana. Nei 55 giorni di prigionia l'uomo politico scrisse un centinaio di lettere, che qui sono pubblicate integralmente. Miguel Gotor riordina cronologicamente l'intero carteggio e ne offre un'edizione accurata che restituisce alla prigionia di Moro le sue parole più vere. E attraverso quelle parole riporta il lettore al quadro storico di quegli anni, ad una tragedia del potere raccontata in modo nuovo e avvincente: senza ipotesi fantasiose ma con una scansione di informazioni documentate, suggestive e inquietanti.
Aldo Moro Pořadí knih (chronologicky)


"Si vous n'intervenez pas, une page terrifiante de l'histoire italienne sera écrite." Le 16 mars 1978, Aldo Moro, président de la Démocratie chrétienne, est enlevé par un commando des Brigades rouges. Pendant cinquante-cinq jours, l'angoisse s'empare de l'Italie alors qu'il subit un simulacre de procès, condamné à mort et finalement assassiné. Son corps est retrouvé le 9 mai dans le coffre d'une voiture. La tragédie de Moro a laissé un traumatisme durable chez les Italiens et tous les démocrates sincères. Politicien éminent et médiateur habile, il avait récemment imposé un "compromis historique" avec les communistes, malgré l'opposition de la droite de son parti. L'intransigeance des terroristes, l'obstination du gouvernement et l'impuissance des enquêteurs ont suscité indignation et malaise, que l'écrivain Leonardo Sciascia a exprimé. Dans sa "prison du peuple", Moro refuse de céder au désespoir. Il écrit à sa famille, amis, camarades et même au pape Paul VI, exprimant son amour, sa colère, et appelant à la négociation pour sauver sa vie. Ces lettres révèlent un humaniste, un stoïcien, un homme politique, un époux et un père aimant, brossant le portrait d'une figure marquante du XXe siècle.