Pierrette Fleutiaux je francouzská spisovatelka, jejíž dílo se často zaměřuje na zkoumání složitých lidských vztahů a vnitřních světů postav. Její psaní se vyznačuje pronikavým vhledem do psychologie a jemným jazykem. Fleutiaux vyniká ve vytváření působivých příběhů, které často odhalují skryté touhy a napětí v mezilidských interakcích. Její literární přínos spočívá v hloubce jejích charakterů a v poetickém stylu.
"Au centre de ce roman rayonne l'amour de Dan et Estelle, mais l'Histoire jette des ombres très longues. Un pacte redoutable règne sur la maison Helleur. La vérité apparaît par bribes et ne sera révélée dans sa totalité qu'à la fin, quand Estelle est prête pour une nouvelle vie.
"On fait avec le vieux parent comme on a fait avec ses enfants : on voudrait qu'il mène une vie saine, fasse du sport, ait de bons amis, se porte bien et ne vous colle pas aux basques. On fait ce qu'on sait faire. On devient tyrannique."C'est la maison de retraite. Il y a les dames, le directeur, le docteur, la coiffeuse, l'aimable monsieur B. et le très aimable monsieur des pompes funèbres. Il y a la mère, et la fille qui vient en visite. Et aussi les amis et les proches.Il y a l'hôte secret, que nul ne doit regarder, le corbeau qui contemple de son oeil noir cette ultime comédie des vivants, et attend son heure.
Si Anoushka est devenue très forte en grammaire, c'est à cause de sa situation familiale. A force d'expliquer, par exemple : la dame avec laquelle mon papa habite, ou le monsieur avec lequel ma maman habite, les relatifs compléments n'ont plus eu de secrets pour elle...
Ce roman tendre et implacable croise les trajectoires de deux adolescents. Robin est un petit garçon français qui vit à New York. Il désire de toutes ses forces être " normal ", c'est à dire américain. Beauty naît à Miami dans une famille de négociants prospères où, hélas, elle ne ressemble en rien à ce qu'on attend d'une petite Américaine. Enfant gauche et secrète, elle accomplira une stupéfiante métamorphose. Dans l'histoire de la famille Carel et de la famille Berg, il y a un côté " take of two cities ", " un conte de deux villes ", comme dirait Dickens. On découvre les délices et les poisons du rêve américain, que ce soit à Manhattan ou dans les beaux quartiers de Floride. Ce sont les enfants qui volent au secours des adultes désemparés, avant de devoir affronter à Paris, dans un nouvel exil, le poids de ce qu'ils avaient voulu ignorer : un environnement et un passé dont ils ne peuvent désormais se tenir quittes.
Angèle Lapérierre, auteur de livres de voyage, monte une expédition. Le but est d'explorer l'île de Pâques et, plus ambitieusement, de percer le "mystère du monde". L'île de Pâques, n'importe quel touriste peut y aller et la parcourir d'est en ouest, du nord au sud. Mais pour un explorateur, une expédition est un but en soi.D'abord Angèle constitue son équipe : trois femmes et un homme. La Commandant Angèle a pour second la Professeur Delépine, célibataire et sourcilleuse. Il y a aussi la biologiste Monica Martinière, jolie femme folle de son corps qui "aime les hommes comme ses plantes". Enfin Banks, jeune comptable, chargé de l'intendance.Le roman est constitué du Journal d'Angèle Lapérierre dont le grand modèle est le navigateur Lapérouse. Les aventures burlesques commencent dès avant le voyage, puis au Chili, enfin à l'arrivée dans l'île.Les épisodes se bousculent, picaresques, comiques, amoureux et finalement tragiques. Reste ce journal retrouvé. Quand on le referme, on se prend à douter. Est-ce que l'auteur n'y a pas caché une réflexion plus sérieuse sur notre monde, le tourisme, la civilisation, le destin des femmes, les rapports des sexes, bref un roman métaphysique sur le mode de la fantasia ?