The book captures the first public unveiling of a monumental sculpture by renowned artist Richard Serra, showcasing his significant impact on contemporary art. Lavishly illustrated, it provides insights into the artwork and the artist's creative process, highlighting the scale and intricacy of the sculpture. Through detailed visuals and commentary, readers gain a deeper appreciation for Serra's contributions to the art world and the significance of this particular installation.
"We slip away from ourselves" : the discovery and internalization of the Earth's age (eighteenth to twentieth centuries) -- Reconstituting the antiquity of humankind and of art -- The artificiality of prehistory : a disjunctive genealogy of art -- The paradox of the Neolithic : rupture and permanence, order and disorder -- Prehistory in the Atomic Age.
La préhistoire est une invention du XIXe siècle. Durant ce siècle fameux pour ses hardiesses techniques et ses cadences accélérées, trois récits majeurs de la pensée occidentale s'engagent l'un après l'autre dans un passé jusqu'alors insoupçonné : l'âge de la Terre, l'âge de l'homme, l'âge de l'art.Que serait une histoire de la modernité envisagée depuis ces trois inventions du temps long, consécutives et imbriquées ? Assurément une histoire bien plus complexe que cette quête arrogante du progrès dont nous payerions aujourd'hui le prix fort. La modernité s'est posée au-dessus d'un abîme qui a suscité la stupeur. Réinventant sans cesse la préhistoire, elle s'y invente constamment elle-même : elle projette son angoisse de la fin et son espoir de l'avenir dans les formes de cette origine introuvable.Parce que la préhistoire a semé le trouble dans la classification des savoirs, ce livre traverse des formes et des discours multiples : œuvres d'artistes majeurs de la modernité (Cézanne, De Chirico, Matisse, Miró, Picasso, Smithson, Dubuffet, Oldenburg…), images scientifiques et caricatures, littérature, philosophie et sciences humaines.Soixante ans après les premières explosions atomiques qui ont inauguré le terme de « posthistoire », notre rapport à la Terre et à la technique est à nouveau bouleversé. Penser la fondation de l'histoire humaine sur l'abîme du passé peut nous aider à penser notre condition moderne.