Jean Blomart, patriot leader against the German forces of occupation, waits throughout an endless night for his lover, Helene, to die. He is the one who sent her on the mission that led to her death, and before morning, he must decide how many others to send to a similar fate.
Román, jímž v pětatřiceti autorka debutovala na poli literatury, pojednává o intimních lidských vztazích, zasazen je do divadelního a tvůrčího prostředí a nese se již zcela v duchu existencialismu. Doslov napsala Helena Vondrášková.
«Les gens heureux n'ont pas d'histoire. C'est dans le désarroi, la tristesse, quand on se sent brisé ou dépossédé de soi-même qu'on éprouve le besoin de se raconter. J'ai voulu faire entendre ici la voix de trois femmes qui se débattent avec des mots dans des situations sans issue. L'une bute contre une inéluctable fatalité, celle de l'âge. La seconde conjure par un monologue paraphrénique la solitude où l'a jetée son égoïsme éperdu. La femme rompue est la victime stupéfaite de la vie qu'elle s'est choisie : une dépendance conjugale qui la laisse dépouillée de tout et de son être même quand l'amour lui est refusé. On chercherait en vain des moralités dans ces récits ; proposer des leçons, non ; mon intention était tout autre. On ne vit qu'une vie mais par la sympathie on peut parfois sortir de sa peau. J'ai souhaité communiquer à mes lecteurs certaines expériences auxquelles j'ai ainsi participé. Je me sens solidaire des femmes qui ont assumé leur vie et qui luttent pour la réussir ; mais cela ne m'empêche pas – au contraire – de m'intéresser à celles qui l'ont plus ou moins manquée et, de manière générale, à cette part d'échec qu'il y a dans toute existence.» Simone de Beauvoir.