Knihobot

Folio classique: L'Illusion comique - Édition de Jean Serroy

Hodnocení knihy

Více o knize

Corneille aurait-il lu Pirandello ? À se laisser prendre à L'Illusion comique , à se prêter avec délectation à ces jeux d'ombres où, dans le miroir d'un magicien dramaturge, le théâtre donne à voir le reflet de lui-même, le doute ne semble pas permis : Corneille est bien pirandellien ! Ce qui n'exclut pas qu'on puisse se demander, à le voir mettre en question la représentation par cette distanciation qu'il établit entre le spectacle et son spectateur, s'il ne serait pas aussi un peu brechtien. À moins qu'on se dise qu'à tout prendre, à le regarder jouer avec le réel, changer de lieux et de décors, se complaire aux mirages de l'illusion et au bric-à-brac romanesque, mêler la féerie à la fantaisie et au drame, il pourrait bien être aussi quelque peu shakespearien ! Rapprochements flatteurs, à l'évidence, mais qui recouvrent le talent dramatique de Corneille d'une tunique patchwork où sa couleur propre disparaît, au point qu'ils incitent finalement surtout à regarder cette pièce curieuse pour elle-même, en se demandant si, au bout du compte, avec L'Illusion comique , Corneille ne serait pas aussi, tout simplement, cornélien...

Nákup knihy

Folio classique: L'Illusion comique - Édition de Jean Serroy, Pierre Corneille, Jean Serroy

Jazyk
Rok vydání
2000
product-detail.submit-box.info.binding
(měkká),
Stav knihy
Velmi dobrá
Cena
69 Kč

Doručení

Platební metody

3,4
Dobrá
75 Hodnocení

Tady nám chybí tvá recenze.

Jazyk
francouzsky
Vydavatel
Gallimard
Rok vydání
2000
Vazba
měkká
Počet stran
229
ISBN10
2070413098
ISBN13
9782070413096
Série
Hodnocení
3,35 z 5
Anotace
Corneille aurait-il lu Pirandello ? À se laisser prendre à L'Illusion comique , à se prêter avec délectation à ces jeux d'ombres où, dans le miroir d'un magicien dramaturge, le théâtre donne à voir le reflet de lui-même, le doute ne semble pas permis : Corneille est bien pirandellien ! Ce qui n'exclut pas qu'on puisse se demander, à le voir mettre en question la représentation par cette distanciation qu'il établit entre le spectacle et son spectateur, s'il ne serait pas aussi un peu brechtien. À moins qu'on se dise qu'à tout prendre, à le regarder jouer avec le réel, changer de lieux et de décors, se complaire aux mirages de l'illusion et au bric-à-brac romanesque, mêler la féerie à la fantaisie et au drame, il pourrait bien être aussi quelque peu shakespearien ! Rapprochements flatteurs, à l'évidence, mais qui recouvrent le talent dramatique de Corneille d'une tunique patchwork où sa couleur propre disparaît, au point qu'ils incitent finalement surtout à regarder cette pièce curieuse pour elle-même, en se demandant si, au bout du compte, avec L'Illusion comique , Corneille ne serait pas aussi, tout simplement, cornélien...